Je ne sais pas qui m’a le plus plu. La torpédo grand sport m’a sidérée,
la fourmi rouge m’a fascinée.

Poèmes

Photos poèmes

 

Incandescence      2017

Tourbillonnante      2016

Stridence      2015

Prohibé     2014

Eperdument    2013

Silex    2012

Soleil    2011

Force    2010

Paroxysme    2009

Lèvres    2008

Virgule   2007

Légendes incertaines   2006

Aurore aux portes de la nuit    2005

 

Tulipes

PREFACE D'INCANDESCENCE

M’extraire de l’inextricable, désencombrer mon pauvre cerveau, contourner les embrouillaminis de la vie pour emprunter le chemin malaisé qui mène aux rives de la fluidité… j’ai tenté de le faire. J’ai échoué.

Quelques opus plus tard, libérée de mes scories, j’ai entrevu les rives de la fluidité. 

J’ai rêvé d’un nouveau monde, rêvé que j’étais mutante, pensé que j’étais lumineuse, imaginé que j’étais poétesse.

Mais peut-on encore rêver, élucubrer, philosopher alors que la terre brûle, que l’incendie fait rage ? Peut-on vraiment continuer de célébrer la vie et l’amour ?

Je réponds par l’affirmative.

Réanimer le vocabulaire, dégoupiller les mots pour anéantir les pensées barbares est une priorité.

Mais par ailleurs, se donner le temps de découvrir un arc en ciel ou d’observer la danse nuptiale d’un oiseau de feu est l’autre priorité.

Le soleil allait disparaître derrière la dune.  Un chamelier m’avait offert des rhizomes de gingembre.
Il n’en finissait pas de m’observer.

Mes 5 derniers opus de poèmes

Séisme

 

Ce matin

le soleil rit

resplendit

 

je rayonne

 

lui offre ma nudité

comme je n'oserais avec un homme

 

la célébration de l'astre roi

ne peut être que paroxystique

 

la simple prière à genoux mains jointes

est exlue

un hymne au soleil

c'est exploser son corps

c'est

croupe bondissante

le boxer avec  ses seins

s'ouvrir à lui

l'enserrer de ses cuisses en feu

vivre un déluge sensoriel

 

entrer en fusion

en fusion sismique

 

tournoyer

tournoyer encore

 

mourir pour lui

renaître pour lui

s'élancer jusqu'à lui

 

pénétrer le cosmos

 

découvrir la transe originelle

 

l'orgasme primal

l'orgasme solaire.

 

Ce n’était ni un rêve, ni un cauchemar, encore moins un songe…
Semi-consciente, je poussais une brouette sur
un chemin de vie.

Les jours heureux de la délation

 

Affaire d'état

cabanon suspect

 

suite à une dénonciation

l'armée

la police

la gendarmerie

cernent un cabanon

 

silence de mort

 

canons pointés

canons d'acier

 

le cabanon frémit

s'ébroue

s'élève

décrit une folle arabesque

danse les airs

à un rythme d'enfer

 

ordre est donné de tirer

 

secoués par des smasmes

les canons s'étirent en spirale

crachouillent des balles molles

 

pétrification soudaine des assallants

 

le cabanon se déhanche

danse de plus belle

s'élève avec grâce

 

disparaît dans le ciel.